mercredi 20 avril 2011

LA BIBLIOTHEQUE PERD SES LECTEURS : fiction N° 6

A partir de ce titre "accrocheur" de presse, un de nos lecteurs a imaginé comment la bibliothèque pouvait bien perdre ses lecteurs . En voici le texte, que nous vous diffuserons par épisodes...

Pour les épisodes précédents, voir les articles du 16, 23 et 29 mars, du 6 et du 12 avril 2011

SUITE (...)

Elle décida de mettre ses collègues au courant. Ce qui l'étonna le plus, c'est qu'aucune ne mit en doute son histoire. La directrice raconta son rêve à elle, cette même nuit : elle se trouvait à la tête d'une grande bibliothèque qui se résumait à un ordinateur. Les lecteurs apparaissaient sur l'écran en buste, demandait un titre qu'ils avaient repéré sur le catalogue en ligne. Elle appelait l'icône du livre puis d'un clic sur le coin droit de l'écran, elle renvoyait le lecteur qui, en un dixième de seconde, s'enroulait sur lui-même comme un drap qui s'envole et se faisait aspirer, happer par l'icône. " C'est certainement un peu comme ça dirent-elles. On entre dans le roman et le roman devient le monde, la vie. Et maintenant, qu'est-ce qu'on va faire ? On nous prend déjà pour des sorcières, si on va raconter ça, on est bonnes pour l'asile, à défaut du bûcher. "

Le plus dur fut de choisir. Elles voulaient bien partir ensemble mais n'étaient pas d'accord sur la destination. Un moment donné, Karen Blixen eut la préférence mais finalement elles s'accordèrent sur Kawabata et le Japon. "Les belles endormies" était un titre qui leur irait si bien. Elles n'avaient pas de doute sur la réussite du projet maintenant qu'elles étaient initiées. Les autres disparus avait été enlevés un peu malgré eux grâce à un état particulier qui les avait prédisposés au rapt, grâce aussi aux quelques lignes sur lesquelles ils étaient tombés en ouvrant le volume, comme chacun fait avant de choisir. De la rencontre avait résulté le miracle, l'incroyable et ils étaient entrés dans les pages sans en avoir conscience. Elles pensaient maintenant beaucoup à eux et étaient soulagées de les savoir indemnes. Ils étaient soit en rayon, soit chez des lecteurs mais il était impossible de prédire leur réapparition. Tout cela dépendait de l'histoire, de ce qu'ils y faisaient, acteur ou spectateur, s'ils y étaient heureux ou non.

(...) A SUIVRE

1 commentaire:

Naly de Salm a dit…

Bonnes fêtes de Pâques "Les Belles zendormies". A bientôt.